Reno(r/m)mer « la » lesbienne ou quand les lesbiennes étaient féministes

#Féminisme #Lesbienne #Radicale

Mauvaiseherbe's Weblog

Diane Lamoureux

Sur http://gss.revues.org/index635.html

Cet article analyse trois textes majeurs dans la mise en place de la réflexion féministe étasunienne sur le lesbianisme, ceux des radicalesbians, d’Anne Koedt et d’Adrienne Rich. Ces textes visent principalement à nommer et à dégager la signification de cet « objet politique non identifié » qu’est « la » lesbienne. Je me propose donc de procéder à une analyse détaillée de chacun de ces textes afin d’en dégager les considérations théoriques qui les structurent et d’identifier les problèmes qu’ils soulèvent concernant l’élaboration de perspectives critiques lesbiennes.


Très rapidement, la question lesbienne s’est posée dans la « deuxième vague »1 féministe. Ceci autant du fait de l’antiféminisme ambiant, assimilant féministes et « mal-baisées » et postulant, chez les féministes, une haine des hommes conduisant au lesbianisme, que du fait des dynamiques mêmes du mouvement, beaucoup plus préoccupé que la vague précédente par les questions reliées au corps et à la sexualité.

Je veux m’attarder…

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Corps dansants

#DiversitéFonctionnelle #Intersectionnalité #Beauté #Mouvement

A mon geste défendant

Le corps handicapé est souvent associé à l’immobilité et à la passivité, isolé. Le corps handicapé a besoin des valides pour se mouvoir et pour exister, selon le sens commun. En dansant, j’affirme que je suis active. Même si j’ai une motricité différente des valides, cette motricité n’entrave rien – ou presque – ; et si elle entrave parfois, je m’en empare toujours pour faire autre chose avec. Je peux me construire sans eux, construire mes propres horizons, ma propre existence, ma propre identité. Je ne suis pas un corps triste et abattu ; je suis un corps joyeux, capable de se conquérir lui-même. Je n’existe pas à travers autrui et ses mouvements ; j’existe. J’ai reconstruit mon corps et réinventé ses images ; des images qui me conviennent. C’est une façon de dire : « Regardez, je ne suis pas qu’un corps faible, malhabile ; je peux être mille…

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Division sexuelle et raciale du travail

Sur la division sexuelle et raciale du travail.
MUST READ

Seinouille

Dans les années 2005-2010, des féministes occidentales, et blanches pour la plupart, utilisent la dialectique du « les femmes sont mal payées car elles s’occupent du care », cela est vrai mais ça serait bien de préciser de quelles femmes  on parle et dans quels secteurs socio-professionnels.
La proportion des femmes non-blanches est majoritaire que ce soit dans le rôle de nounou ou de femme de ménage chez les particuliers, les femmes de chambre dans les hôtels, les ménages dans les entreprises et les services publics ou encore chez  les aides-soignantes,
Pourtant ce n’est pas ces femmes-là qui sont représentées dans l’image du féminisme mainstream et ce ne sont pas ces femmes-là qui bénéficie des revalorisations salariales au nom de « l’équité homme-femme ».

Voici une compilation d’articles en français évoquant le travail domestique non gratuit, le plus souvent traité dans le cadre des études sur le Care ou sur les Migrantes (Migration et Genre), et…

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Ni terreur, ni récupération

équimauves

Principe du coup de clavier ICI

Jeudi 8 janvier à 00h12, sur le coup, après avoir appris les événements et essuyé les injonctions au boulot et sur la toile. Après la fusillade, beaucoup ont voulu utiliser l’injonction « Je suis Charlie » pour décréter les personnes qui s’opposent la ligne éditoriale de Charlie Hebdo co-responsables des meurtres.

Ni terreur Ni récupération

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Little Girl Blue ou pourquoi j’ai deux anniversaires

(Initialement posté le 16 octobre 2014)

Une fois n’est pas coutume, je commencerai avec les paroles d’un gospel que je n’ai jamais cessé d’écouter même s’il y a bien longtemps que j’ai abandonné la religion, il commence ainsi: « As I look back over my life And I see things over I can truly say That I’ve been blessed I have a testimony »

A savoir « Quand je me retourne sur ma vie Et que je repense à tout ça Je peux vraiment dire Que j’ai été bénie Voici mon témoignage »

Il était une fois, Najat X, une étudiante marocaine de 27 ans venue en France pour terminer ses études. Le 16 octobre 1984, elle accoucha, seule, à l’hôpital Edouard Herriot de Lyon, d’une petite fille qui sera nommée provisoirement: Sophie, Marine ANDREA. Conformément à son droit, Najat X demanda le sexe de l’enfant mais refusa de la voir. Elle dicta aussi une lettre à une assistante sociale afin d’expliquer brièvement son histoire: « elle compte rentrer au Maroc à la fin de l’année et il n’était pas question que sa famille soit au courant de cette naissance (…) elle souhaite que sa fille soit adoptée et qu’elle soit heureuse, c’est tout ce qu’elle peut faire pour elle ».

Sa fille, vous l’aurez sans doute déjà compris, c’était moi. Je passais donc les trois mois suivants à la Cité de l’Enfance de Bron (conformément à la loi qui stipule que la mère biologique a trois mois pour changer d’avis après la naissance). La Cité de l’Enfance est une sorte de pouponnière géante où les bébés abandonnés sont deux par chambre, avec une infirmière de jour et une de nuit qui ne changent pas. Quand je pense que j’ai partagé mes débuts de vie avec un-e autre nourrisson et des infirmières, je me dis que c’est à la fois complètement impersonnel et finalement très emblématique de la vie: on naît seule et on meurt seule.

Les circonstances font juste que ce fait est plus ou moins visible dès le départ… La Cité de l’Enfance est un établissement à proximité du Parc de Parilly donc les nourrissons sont près de la nature, entre eux, dans une espèce de bulle. Vivant selon un rythme très régulier car les infirmières nous gèrent professionnellement et mes parents m’ont toujours dit que j’étais arrivée à la maison réglée comme une pendule, à 4 mois, je mangeais et dormais à heures fixes -comme quoi un peu de rationalisation dans le soin des bébés, ça marche 😉 La Cité de l’Enfance est un moment en suspens avant de commencer sa nouvelle vie et de devenir dans mon cas: Amandine GAY.

J’aime beaucoup cette idée que telle un phénix, je renaissais le 12 février 1985 et bénéficiait ainsi de ce qui est quasiment impossible pour toute autre personne en France: un changement complet d’état-civil. Je vous raconte tout ça car j’appartiens à ce groupe de personnes pour qui le jour de leur naissance est synonyme d’émotions douces-amères. D’ailleurs, mes parents et moi fêtons le 12 février et je préfère nettement cet anniversaire là.

En effet, invariablement depuis maintenant 30 ans, le 16 octobre m’angoisse. D’un côté, c’est une source de réjouissance: la joie de faire cette expérience hallucinante et absurde qu’est la vie, de l’autre, l’impossibilité de ne pas penser le coeur serré à cette femme. De me demander si elle aussi a un petit autel pour moi dans son coeur, où brûle en permanence une bougie et qu’elle garde bien caché, puisque c’est le seul moyen de vivre avec. De me demander si cette femme qui a aujourd’hui 57 ans a eu la même chance que moi. Si elle est heureuse, si elle a des enfants, si ces enfants me ressemblent, si je lui ressemble à elle…

Mais si j’ai eu envie d’en parler aujourd’hui c’est parce que 12 ans après avoir été cherché mon dossier à la DDASS, celui qui m’a permis de lire la lettre qu’elle avait dicté et aussi de ressentir cet impersonnalité du rapport à l’institution qui connait ton histoire mieux que toi et qui comble de l’ironie, garde l’original et te donne la copie du dit dossier! (Pour un aperçu réaliste de ce que ça fait, je vous conseille le film Secret and Lies de Mike Leigh, le meilleur film sur l’adoption que j’ai vu et aussi le chef d’œuvre de ce réalisateur).

Je disais donc que si je partage ceci avec vous c’est parce que je suis arrivée à un point de sérénité vis-à-vis de cette histoire et que je ne pourrai jamais lui dire ce qui vient donc je lance cette bouteille à la mer(e?).

Najat -si tel est ton véritable nom, j’espère que tu as eu la vie dont tu rêvais et que tu es heureuse. Je respecte ton choix, ton courage, ta prévoyance et j’espère honorer ton vœu par la façon dont je conduis ma vie. Comme je n’ai pas de photo de moi à la naissance, je te laisse avec une de mes images préférée de mon enfance.

On m’y voit arborant le super combo « coupe garçonne/tutu fluo/noeud fluo », le tout dans une posture détendue mais avec un port de tête altier, bref la parfaite représentation de la personne que j’allais devenir: flamboyante, déterminée et fière. 

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Il m’aura fallu du temps mais je crois même pouvoir dire que je suis plutôt heureuse et c’est aussi à toi que je le dois. Je te garde une place dans mon petit autel et j’espère que la buena onda t’apportera ces mots d’amour et  de pardon.

A toi, à moi, à mes parents et à l’amour!

Vous êtes Charlie

Hier (texte publié le 8 janvier 2015 sur FB et repris ici), une amie militante s’est rendue au rassemblement et voici ce qu’elle a pu lire:

« Au-delà des pancartes islamophobes et des Femen qui tentent de brûler le Coran, les mêmes conversations dans toutes les bouches : « je note qu’il n’y a pas de noirs, ils ne font vraiment pas d’effort… » ou encore « tu vois, elles ne sont pas là les autres là, avec leurs voiles…c’est pas comme ça qu’elles vont réussir à lutter contre l’Islamophobie », ou mieux « on n’est qu’entre blanc quand même, c’est scandaleux ».
Et c’est effectivement le cœur du problème de ce à quoi nous assistons depuis hier: la révélation au grand jour de la rupture sociale/raciale dans ce pays.

Et de me demander ce que je penserai si j’étais Blanc.he. Un peu comme lors d’une rupture amoureuse. Je pourrai me dire que tout est de la faute de l’Autre, que j’étais absolument parfaite et sans reproche et que ma/mon ancien.ne partenaire m’a quitté car ille n’a pas de coeur, qu’ille était le diable et que je suis bien mieux sans. Je pourrai appeler à l’Union Nationale, qui serait soudainement censée gommer des années où sous couvert de satire, Charlie a tiré à boulets rouges sur les nègres et les musulmans. Je pourrai prétendre que la satire de l’Eglise catholique a toujours la même portée contestataire que dans les années 70 et donc balayer d’un revers de main les critiques pointant l’Islamophobie du journal, au titre que l’on peut rire de tout.

Mais comme très souvent, n’étant pas Blanc.he, je remarque que ce sont toujours les mêmes qui sont blessé.e.s par un certain humour: les femmes, les Noir.e.s, les Arabes, les musulman.e.s, les putes, les LGBT, bref les « minorités », les dominé.e.s. Or, la satire ne vise-t-elle pas à attaquer le pouvoir? L’humour, s’il contribue à enfoncer les plus faibles et les plus exposé.e.s doit-il vraiment être défendu à tout prix?

Bien sûr, si j’étais un Homme Blanc Cis Hétéro, je ne ferai quasiment jamais l’objet de ce genre d’attaques, il me serait donc plus difficile peut-être de faire preuve d’empathie, vis-à-vis de celleux qui ont compris que l’Etat français ne les considèreraient jamais comme des citoyen.ne.s à part entière. Si j’étais Blanc.he, je ne comprendrai peut-être pas la distance avec laquelle certain.e.s non-Blanc.he.s ont accueilli le drame d’hier. Peut-être parce que si j’étais Blanc.he, la journée d’hier m’aurait forcé à voir ce que les non-Blanc.he.s savent et débattent depuis déjà longtemps: la faillite du mythe de la République une et indivisible.

Néanmoins, si j’étais Blanc.he, une fois le choc et la colère passés, je pourrai choisir de réagir en adulte, d’accepter que nos chemins se sont tellement éloignés que nous en sommes arrivés à la rupture. Et je pourrai faire le choix de me demander quelle part j’ai joué dans ce divorce.

Et c’est cette dimension rationnelle qui me semble cruellement manquer dans le traitement médiatique. Car oui, la foule peut être dans l’émotion et les raccourcis malvenus, mais les intellectuels, les journalistes -et ce, même si leur corporation a été attaquée- ne doivent pas cesser leur travail. Ne doivent pas cesser de réfléchir. L’analyse NE DOIT PAS ATTENDRE. L’heure de la rationalité a sonné, car elle seule peut nous empêcher de continuer sur une voie mortifère. Elle seule peut nous empêcher de reproduire les erreurs du passé. Où sont-illes les commenta-teurs-trices amusé.e.s voire méprisant.e.s qui regardaient les Américain.e.s se faire manipuler par FoxNews et George Bush après le 11 septembre? Où sont les interrogations sur la notion même de « vivre-ensemble » dans un pays qui refuse catégoriquement de se confronter à son histoire esclavagiste et coloniale? De se confronter à son racisme et son sexisme systémiques? A son népotisme et sa violence de classes? Qui, s’interroge sur ces « minorités » éduqué.e.s et militant.e.s qui viennent gonfler les rangs de l’immigration au Canada et ailleurs? Moi, en tête de peloton des candidat.e.s à l’immigration.

On m’a beaucoup reproché de ne pas prendre le temps du deuil. Je sais désormais pourquoi: il y a longtemps que j’ai vécu la fusillade qui a eu lieu dans les locaux de Charlie Hebdo ce mercredi 7 janvier 2015. Tellement longtemps que j’ai depuis cessé de pleurer et essayé de comprendre, de déconstruire le drame qui a débuté il y a plus de 400 ans. J’écris et fais mon film pour ne pas devenir folle et ne pas sombrer en attendant mes papiers. J’écris aussi pour celleux qui, moins privilégié.e.s ne pourront pas quitter ce pays, car je suis terrifiée pour les musulman.e.s et les non-Blanc.he.s en général, à l’idée de la merde à venir.

Si j’avais été Blanc.he, je n’écrirai pas ça. Mais je suis Noir.e et l’illustration de ce qui ne fonctionne pas dans ce pays. Je refuse donc l’Union Nationale -à savoir le silence- dans une Nation qui ne me reconnait pas et je choisis l’analyse et le débat. C’est aussi ça la liberté d’expression.

!!! JUSTE UNE MISE AU POINT: LE RETOUR !!!

Comme le disait le grand philosophe Spiderman: « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. » Je reconnais donc avoir fait le choix conscient de prendre une parole publique sur des questions politiques et d’accepter ce qui va avec:

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(ou encore les mails-fleuves de gentils anti-racistes qui ne gagnent que 2000euros par mois et travaillent avec des jeunes de banlieue, donc même s’ils sont Blanc.he.s, leur vie n’est pas facile non plus, etc, etc.) Je prends toute cette merde, j’y étais préparée et comme dirait l’autre: c’est le jeu ma pauvre Lucette. Mais cette conversation que j’ai depuis déjà un moment avec les copines bloggeuses vient de gagner son droit de cité, en public:

TOUTE MON ACTIVITÉ RELÈVE DÉJÀ DE LA PÉDAGOGIE ET CES CONNAISSANCES JE LES AI ACQUISES. ELLES SONT LE FRUIT D’ANNÉES D’ÉTUDES, DE LECTURES ET DE VISIONNAGES DE FILMS. JE NE VOUS DOIS RIEN DE PLUS QUE CE QUE J’AI DÉJÀ ACCOMPLI ET SI JE DISPARAISSAIS DES ONDES DEMAIN J’EN AURAI DÉJÀ FAIT PLUS QU’UN BON NOMBRE DE MES CONCITOYEN.NE.S.

Par conséquent, si je conchie le classisme de certain.e.s militant.e.s et/ou intellectuel.le.s qui s’évertuent à se rendre incompréhensible pour montrer comme illes sont brillant.e.s et que je fais donc l’effort de transmettre ce que j’ai DUREMENT acquis. Je refuse tout autant l’attitude des personnes qui pensent que tout leur est dû et qui m’envoient des MP pour que je leur explique la vie et comble du nombrilisme, s’agacent quand je ne réponds pas assez vite! Un rapide topo sur mes activités donc (en dehors du fait que comme tout-un-chacun.e, j’ai aussi une vie privée, mais si, mais si) :

Je précise aussi que la seule activité rémunérée dans celles que j’ai énoncées ci-dessus c’est Slate (quand j’écris des articles -pas les tribunes- et que je suis payée 150euros brut, quelle que soit la longueur de l’article et/ou le temps que j’ai mis à le rédiger). Je bossais à temps plein dans un resto jusqu’à fin décembre et là j’ai arrêté car je ne peux plus tout faire en même temps. Encore une fois, il ne s’agit pas de vous faire pleurer dans les chaumières, Slate est une super opportunité. D’ailleurs, pour celleux d’entre vous qui ne connaissent pas le milieu journalistique, le prix de la pige chez Slate est dans la fourchette haute de ce qui se fait dans les médias en ligne. J’ai choisi l’indépendance et une carrière artistique, ça a un coût que j’assume.

MAIS si je donne déjà beaucoup de mon temps, de mon énergie et de l’argent -que je n’ai pas- à la communauté, parce que j’en ai décidé ainsi ; j’entends encore moins me faire emmerder par des personnes qui ne font pas le 1/3 du 1/4 des efforts pour DÉJÀ: s’éduquer elleux-mêmes! En 2015, vous n’avez pas d’excuses! Il y a Internet, les bibliothèques, les radios, donc même sans argent et même si vous courez partout -comme moi- il y a toujours moyen de lire un article ou écouter une émission. Vous ne savez pas où chercher, commencez par le plus accessible les blogs et les radios et si après tout ça, vous avez encore des questions, alors oui, je serai ravie de vous éclairer.

Emissions radios:

MAIS SURTOUT SURTOUT NE VENEZ PAS ME DEMANDER DE FAIRE LE TRAVAIL A VOTRE PLACE. VOUS SEREZ MAL REÇU.E.S OU TOUT SIMPLEMENT IGNORÉES.

Nous savons tou.te.s, au fond, que lorsque nous recevons des messages exigeant des explications, ils émanent de personnes qui pensent qu’on a que ça à foutre de leur prémâcher les années de boulot qui sont à la base de nos réflexions. Et ça, ça s’arrête aujourd’hui. Dernière précision: je sais EXACTEMENT ce que je vaux. Reprendre mes idées sans me citer n’est ni un hommage, ni une faveur, c’est de la réappropriation voire du plagiat. Je suis encore fauchée, mais prenez garde, un jour ce ne sera plus le cas et ce jour-là, je m’abattrai sur vous avec tout l’appareil juridique adéquat; il est donc encore temps de rendre à Cléopatra Jones ce qui lui appartient.

A bon entendeur,

Signé: une Afroféministe sympa mais faut pas trop pousser quand même.

Oh et bonne année. Et la santé surtout.

Vivre dorénavant avec la boule au ventre…

SISTERHOOD

Many Chroniques

Ce post n’est pas une analyse des attentats. J’avais besoin d’écrire pour exorciser un mal-être diffus qui était là depuis bien longtemps et s’est transformé en angoisse permanente depuis ce jour funeste du mercredi 7 janvier 2015…J’avais aussi besoin de déclarer mon soutien aux victimes du drame ainsi qu’à TOUTES les VICTIMES quotidiennes de la violence impérialiste et capitaliste, celles dont on parle peu, dont on se soucie superficiellement. Et pour finir, j’avertis que j’ai désactivé les commentaires car l’émotion trop vive empêche les conditions d’un débat sain et productif. Toutefois, j’ai tenu à m’exprimer sur ces tristes événements impactant directement sur ma vie. 

Une tragédie a eu lieu ce mercredi 7 janvier 2015. Un attentat pour être exact.

Plus qu’un drame où des vies ont été ignoblement arrachées, il s’agit avant tout d’un acte politique. Quel est son sens ? Quelles revendications portent ces assassinats ? Quel but poursuivaient les criminels ?…

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