Conférence Afroféministe autour d' »Ouvrir La Voix » d’Amandine Gay

#OuvrirLaVoix #23février2015 #SororitéAfro

Mrs. Roots

Lundi soir, tu as raté la soirée du mois, du siècle!!! de la semaine, mais comme je suis gentille et pas parisiano-centré (je ne suis même pas parisienne, lol), je fais un petit topo ici, pour toi, public !

Pour ma part, je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de monde ! Comme certains l’ont malheureusement vu, nous n’avons pas pu accepté tout le monde car il n’y avait plus de places. C’était en tout cas incroyable de voir une majorité de personnes noires, surtout des femmes, se réunir ici pour ce qui a commencé comme une conversation entre plusieurs twitteuses afroféministes et un documentaire. Vraiment, je crois que ça restera l’un de mes meilleurs souvenirs : pas tant pour le fait d’y avoir participé ou contribué, mais bien parce que l’on a vu IRL que ça touchait des gens.

Vous pouvez lire le livetweet de la…

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Ma première parole militante publique : Conférence autour du film « Ouvrir la voix » d’Amandine Gay

#OuvrirLaVoix #23février2015 #SororitéAfro

Many Chroniques

Dans le cadre de la Semaine Anticoloniale et Antiraciste, ce lundi 23 février a eu lieu une conférence-débat intitulée « la parole des Afro-descendantes : entre paternalisme, confiscation et réappropriation », autour du film documentaire « Ouvrir la voix », réalisé par Amandine Gay qui raconte des Afro-descendantes d’Europe francophone .Figurant dans le film, j’ai été convié à participer à ma toute première table-ronde ! Et ce fut beaucoup d’émotions que je tiens à partager avec vous ici 😀

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Mon expérience de « star » d’un soir – joke of course  ;D

Vidée et heureuse.

Je n’avais jamais été autant stressée – euh en fait, je mens là, le plus gros stress de ma vie fut (et restera) mon passage à l’oral du CAPES où j’avais l’impression de jouer ma vie entière… Ceci pour dire que j’étais excessivement stressée car je savais, au plus profond de moi, que je faisais partie d’un truc de totalement OUF.

OUF parce que…

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#6 Rencontre avec Amandine Gay : Sororité

Ma vidéo préférée de nos entretiens avec ma sista Mrs Roots

Mrs. Roots

Partie 1

Partie 2

Partie 3

Partie 4

Partie 5

Comédienne, réalisatrice, pigiste… J’ai rencontré Amandine Gay, réalisatrice afroféministe du documentaire Ouvrir la Voix, afin de savoir ce qui l’a conduit à faire ce documentaire sur les femmes noires de France. De son parcours jusqu’aux anecdotes de tournage, elle nous en dit plus sur elle et son cheminement. En attendant la table ronde organisée le 23 février à Paris .

ON VOUS DONNE RENDEZ-VOUS LUNDI !

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Documentaire « Ouvrir la Voix » & Entretiens avec la réalisatrice

Je suis très honorée de voir mon travail recevoir de l’attention!

Badasses...

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Petit coup de pub (copié/collé) pour un documentaire en préparation : OUVRIR LA VOIX

OUVRIR LA VOIX est un film sur les femmes noires issues de l’histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Le film sera donc centré sur l’expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés spécifiques liés à ces deux dimensions indissociables de notre identité « femme » et « noire ». Il sera notamment question des intersections de discriminations (racisme, sexisme, homophobie, identité de genre, islamophobie, validisme, etc.)

Ce projet de film est né de ma volonté d’occuper l’espace public et d’expliquer pourquoi  l`occultation de la question raciale en France est un problème éminemment politique. Ne serait-ce que parce qu’elle pousse un certain nombre de personnes racisées à quitter la France et/ou l’Europe mais surtout parce qu’elle est a l`origine de nombreux traumas individuels et collectifs au sein de notre société. Je souhaite donc…

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Dear Mr. Mackey

Rachel Z. documenting Black Montrealers history.
Love and Respect

The Queerest Mothering

Done with slavery

On Monday night,  February 16, I organized a panel that invited Frank Mackey, local historian on slavery in Montreal.  His comments regarding the failures of Black Montrealers to document their own history and the distinctions between slavery in Quebec and elsewhere, as well as his insistence on the term, « the Blacks, » was stunning.  I drafted this letter and sent it to him following.

Dear Mr. Mackey,

This letter begins with words of respect. Your commitment to studying and documenting Black life, history, and slavery in Quebec and Montreal, in particular, is for me, as a scholar, beautiful to witness. As I mentioned to you, I have invested many, many hours–weeks even–scouring your endnotes, sources, and re-reading sections of Done with Slavery. I have relied heavily on this book for its attention to detail and rich use of primary source materials, many of which are generously included in the book…

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#1 Rencontre avec Amandine Gay : Présentation

Mrs Roots m’invite toute cette semaine pour présenter mon film et mon parcours sur son blog!!!

#Fierté #AfroSororité #OuvrirLaVoix

Mrs. Roots

Comédienne, réalisatrice, pigiste… J’ai rencontré Amandine Gay, réalisatrice afroféministe du documentaire Ouvrir la Voix, afin de savoir ce qui l’a conduit à faire ce documentaire sur les femmes noires de France. De son parcours jusqu’aux anecdotes de tournage, elle nous en dit plus sur elle et son cheminement. En attendant la table ronde organisée le 23 février à Paris , un entretien sera posté chaque jour jusqu’à Samedi !

Enjoy !

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« Un corps c’est tout un monde »

Header: copyright Christian Scholz

(NOTE CONTEXTUELLE DE L’AUTEURE DU BLOG : Ce jeudi 6 février 2015, débutait sur Slate.fr mon dossier en trois volets intitulé: « Le discours sur l’excision doit changer: http://m.slate.fr/story/97657/discours-excision-changer « . Le lendemain paraissait le texte/témoignage de Kadiatou, intitulé:  » Être excisée et jouir, c’est possible: http://www.slate.fr/story/97699/excision-plaisir « . Troisième et dernier volet, aujourd’hui avec le texte d’Ami. LA PAROLE DES FEMMES NOIRES EXISTE ET NE SERA PLUS RÉDUITE AU SILENCE)

Je me lave le matin, je me regarde dans la glace, je vais travailler, je vois mes amis, on discute et je n’y pense pas. Il peut se passer des jours et des mois sans que j’y pense. Si je ne tombe pas sur un film, un article ou une personne qui y fait allusion, je n’y pense pas. J’oublie que j’ai été mutilée. Ça ne veut pas dire que je le rejette mais ça fait partie de moi, autant partie de moi que le grain de beauté que j’ai entre mes deux seins. C’est intime. J’ai l’impression que les gens pensent que je me lève le matin, et que je me couche obsédée par cette mutilation. Ça fait presque 20 ans maintenant.

Longtemps, avant d’avoir ma première relation sexuelle, qui est arrivée tard, j’ai eu peur de la réaction qu’allait avoir l’autre. Devoir tout lui raconter et qu’il juge ma famille, mais j’ai eu de la chance, ça n’a pas été le cas. L’autre m’a dit « oui et alors ? Un corps, c’est tout un monde. T’as pas à te justifier. Ça fait partie de toi ». Et du coup, je me dis que oui, j’ai une histoire personnelle mais comme tout le monde. Chacun traîne des cicatrices de sa vie. OK, la mienne est une cicatrice imposante mais visible que par moi et l’autre.

Mais ça n’a pas été toujours aussi simple. Quand tu lis la presse féminine étant jeune fille et vierge et que tu tombes sur des articles du type « les femmes sont principalement clitoridiennes ». La masturbation, tu te dis que ça sert à rien et tu te découvres pas. Avant, je regardais beaucoup de films porno pour voir ce qui me manquait parce que je ne savais pas à qui en parler. J’ai de la chance, ils m’ont raté. Je remercie l’autre qui m’a réconcilié avec mon sexe, qui a été longtemps à l’abandon. Aujourd’hui, comme dans tous les couples, je discute et je guide mon compagnon sur ce qui m’excite et ce qui me donne du plaisir, grâce à la patience et la confiance.

La pire des expériences, ça a été celle avec un gynécologue. J’ai cru que j’allais le frapper, il a commencé à me dire « oh la la la quelle horreur ! Des malades, c’est honteux ». Je me suis dit mais il est fou, il sait même pas à qui il a affaire, j’aurai pu être fragile à cette période-là, me laisser aller, pleurer, me sentir diminuée. Ces malades, malgré tout, c’est de ma famille dont il parlait. Heureusement que j’étais solide ce jour là. Et j’ai compris pourquoi, j’avais tant reculé avant d’y aller : ne pas me confronter à la pitié. J’ai besoin de la pitié de personne. Y’a même pas de pitié à avoir.

Avant, je disais : « je vais tout faire pour être riche, et me faire reconstruire », mais en fait non. Je pense que je le disais, inconsciemment, pour rassurer les autres à qui je l’avais dit. Je voulais d’une certaine manière leur dire, vous inquiétez pas, je suis d’accord avec vous, vous avez raison, c’est moche à voir, je vais me faire justice et punir ces barbares en me reconstruisant mais en fait non.

Je vis avec ma mutilation, je suis passée au dessus d’elle. Elle fait partie de moi.

Ami (prénom d’emprunt)

Des complices, pas des alliés: abolir le complexe industriel de l’Allié

!!! A LIRE !!!

Antidéveloppement

Notre traduction du redoutable de critique du militantisme anticolonial « Accomplices not Allies…« ,  diffusée l’été dernier, qui paraît dans la première publication de Ill Will Editions. Traduction d’origine par Christine Prat

(cliquez pour le PDF)

Un point de vue et une provocation Autochtone

Cette provocation a pour but d’intervenir dans certaines tensions actuelles relatives au travail de solidarité/soutien, vu que les trajectoires actuelles sont contre-libératrices, de mon point-de-vue. Remerciements à DS de Phoenix pour les échanges qui ont conduit à ce pamphlet et à tous ceux qui ont fait des commentaires, posé des questions, exprimé des désaccords. N’imaginez pas que ceci s’adresse qu’aux « jeunes alliés blancs de la classe moyenne », qu’aux activistes payés, qu’aux organisations à but non lucratif, ou, comme l’a dit un ami, qu’aux «anarchistes et étudiants à mobilité vers le bas». Il y a beaucoup de soi-disant «alliés» dans la lutte pour les…

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