Manif féministe non-mixte · Ne me libère pas, je m’en charge!

Non, les Noir.e.s ne sont pas des sauf-conduits, des outils, des instruments à disposition pour interroger le continuum colonial. Oui, les femmes noires ont été colonisées ET évoluent dans un système patriarcal. Et OH QUE OUI, les Blanc.he.s vont devoir apprendre quelle est leur place dans le racisme systémique, SURTOUT celles qui perpétuent les violences au nom de l’Art!

KONGOBORINAGE

Le matin du dimanche 8 mars 2015, entre 150 et 200 féministes se réunissaient à Saint-Gilles, Bruxelles, pour une marche féministe non-mixte.

Voici un aperçu, donc loin d’être exhaustif, en images et sons. Mais aussi que les bons côtés. Les moins bons comme les terribles seront débattus ailleurs, plus tard.

marche 04 04

Répétitions avant le départ.

Matériel.

Présentation et revendications.

marche 01 01

En route.

Ne me libère pas, je m’en charge. Ou sinon, ça va péter.


(En grande professionnelle, la batterie de l’appareil piqué à ma mère est tombée morte au début de la marche. J’ai continué avec l’appareil photo de mon gsm, en piteux état, d’où les marques, flous et tâches sur toutes les photos.)

Arrivée sur la Place de la Porteuse d’Eau.

Discours.

Action aux ballons.


Arrivée à la maison communale de Saint-Gilles.

Discours de Malfrap.

Et on repart.


Chanson en galère.

Slogans en galère.

Sexisme, racisme, capitalisme ?

Traversée du parc.

Voir l’article original 105 mots de plus

Cortège Afroféministe MWASI – Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes 2015

VIVE MES SISTAS!!!!!!!!!!!!!

La Toile d'Alma

Non, le 8 mars n’est pas la « Journée de la Femme » ou de « la Fâme ».

Nous ne sommes pas une mais multiples, et toute conception essentialiste de nos identités peut à juste titre être interprétée comme une tentative de nous emprisonner dans une politique de respectabilité de race et de genre que nous refusons en bloc.

Aujourd’hui, nous prenons la parole et choisissons chacune de nous définir nous-mêmes.

Afrodescendantes, femmes trans, lesbiennes, queers, musulmanes ayant choisi de porter le voile, travailleuses du sexe, sans-papières… Nous refusons de nous laisser réduire au silence et à l’anonymat par le féminisme blanc et/ou bourgeois qui joue le jeu du patriarcat en pratiquant un féminisme « respectable » raciste, cis-centré et transphobe, islamophobe et putophobe en condamnant le voile des femmes musulmanes, en militant pour l’abolition de la prostitution et en ignorant les femmes plus précarisées.

Ne me demandez pas de gommer une partie de ma…

Voir l’article original 173 mots de plus