Le pays que je connais

BEAUTY

Natasha Kanapé Fontaine

Le pays dont je rêve n’existe pas dans la tête
des chefs de chacun des partis politiques de ce pays.
Le pays dont je rêve n’existera tant et aussi
longtemps que cette société restera assise
confortablement sur la tête de mon peuple.
Je ne m’appellerai Uapukun (Fleur), Shikuan (Printemps),
Shatshitun (Amour), Maikan (Louve) tant et aussi
longtemps que cette société ne saura apprendre
l’enseignement de ce territoire fragile.
Le pays dont je rêve n’existe pas encore que déjà
on le salit en frottant ses chaussures sales sur sa tête.
Le (faux) pays que j’observe ne reconnaît pas son peuple
d’origine, sa matière d’origine, sa propre terre d’origine.
Le sang indigène coulé dans le béton des villes
ne cesse de crier et de grincer des dents
– c’est ce qu’ils voulaient dire par les enfers –
au fond de sa détresse sa mémoire organique
Le (faux) pays que j’observe ne sait…

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